Les principaux pays producteurs de pétrole en 2004 sont pays membres de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) y compris les condensats extraits du gaz naturel.
Jusqu’à aujourd’hui, l’augmentation de la consommation de pétrole a pu être compensée par une augmentation équivalente de la production. Même si des tensions commencent à apparaître, comme l’a montré la hausse du prix du brut en 2004/2005. Les pays qui ont fourni le plus gros effort depuis 10 ans ne sont pas ceux de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), qui, avec 80% des réserves mondiales, ne produisent en 2003 que 37% du pétrole extrait dans le monde. Globalement, la production OPEP a même légèrement diminué. Il y a deux raisons principales à cela :
- En 1982, à la suite d’un contre-choc pétrolier très violent, les prix du pétrole ont fortement baissé. L’OPEP a décidé cette année-là de mettre en place sa politique de quotas, c’est-à-dire d’attribuer à chacun de ses membres un volume de production de brut à ne pas dépasser. Cela dans le but de contrôler la production et donc les prix et de préserver ses réserves pour les générations futures. Cette politique a été dans l’ensemble efficace. Elle a permis à l’OPEP de moins puiser dans ses réserves que les pays non-OPEP, tout en maintenant une relative stabilité des prix.- Certains pays de l’OPEP, notamment ceux de la péninsule arabique et l’Iraq, possèdent des réserves très importantes. Mais leurs capacités de production ont peu évolué depuis au moins 20 ans. Pour les augmenter, il faudrait des investissements très lourds qui, pour l’instant, n’ont pas été engagés. Cela se traduit par le fait que pour beaucoup d’entre eux, leur année de production maximale se situe à la fin des années 90.A l’inverse, l’exploration et le développement de nouveaux gisements ont fortement progressé dans plusieurs zones non-OPEP (autour de la mer Caspienne, dans les grands fonds atlantiques au Brésil et en Angola, …).
D’autres pays, membres de l’OPEP (Indonésie) ou pas (Etats-Unis, Norvège, Royaume-Uni, Egypte) ont vu leur production baisser sur les dix dernières années ou vers la fin des années 1990. Pour eux, on a affaire à un problème de déclin des réserves : ces pays ont probablement atteint un pic de production (1970 aux Etats-Unis, 1996 en Indonésie et en Egypte, 1999 au Royaume-Uni et 2000 en Norvège) qu’ils ne pourront plus jamais dépasser. Leur production va peu à peu décroître dans les années à venir. Ces pays ont sans doute atteint leur pic de Hubbert local.
Comme pour le pétrole, les grands pays consommateurs de gaz sont des pays développés. Ce sont souvent aussi des pays en développement possédant une production importante et une population nombreuse (Iran, Egypte, Ouzbékistan…).La consommation de gaz est en augmentation régulière chaque année, plus rapide même que celle de pétrole puisqu’elle a progressé de 24 % sur 10 ans entre 1993 et 2003.
Comme pour le pétrole, le Moyen-Orient possède d’importantes réserves de gaz (41% des réserves mondiales). Mais sa production reste limitée (10 % de la production mondiale). Les pays gros consommateurs d’Amérique du Nord et d’Europe tirent sur leurs réserves, en partie parce que le transport du gaz coûte proportionnellement plus cher que celui du pétrole. Il est donc moins intéressant de faire venir du gaz de provenances lointaines.
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